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En construction…

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Les projets

Les projets

Ayant l’ambition d’améliorer sans cesse la qualité de l’accueil des élèves et leur niveau d’éducation, l’équipe pédagogique mets en place des actions allant dans ce sens.

Les projets en cours

– Améliorer les sanitaires existants
– Mettre en place un internat
– Création d’un blog
– Parrainage des enfants

Les projets futurs

– Création de nouveaux sanitaires
– Création d’une salle multimédia
– Equiper les élèves de tablettes numériques éducatives

L’équipe

L’objectif  de l’école est d’employer le plus possible des enseignants  vivant près de l’école. Actuellement 18 personnes y travaillent, parmi lesquelles un directeur, Pramod Khakurel,  deux assistantes maternelles et 15 enseignants.

Les assistantes maternelles sont chargées de la propreté de l’école, de fournir de l’eau potable toute la journée, du déjeuner des professeurs et elles aident les enseignants des classes de maternelles.

Un professeur de danse (les mardis) et un professeur d’Arts Plastiques (les vendredis) viennent dispenser des cours à l’école.

L’origine du projet

L’école VHMaVi est une école  privée  secondaire du premier niveau située dans le village de Chapali à 20 km au nord de Katmandu. Elle accueille aujourd’hui 146 enfants, tous venus de familles modestes ;  près de la moitié d’entre eux viennent de familles pauvres et ont des difficultés à payer les frais de scolarités.

Actuellement l’enseignement va de la nursery au niveau 7, soit en France de la maternelle à la 5ème. L’âge habituel des écoliers  est compris entre 3 et 12 ans de la maternelle à la classe la plus élevée, mais comme  l’école n’est pas obligatoire, les enfants   peuvent arriver à tout âge et ils intègrent la classe en fonction de leur  niveau  de connaissance.

Cette école a été développée à l’initiative de Pramod Khakurel  et Saru Bhetwal par l’acquisition d’une école privée existante. Tous les deux diplômés en France,  une fois de retour au Népal  et quelque peu déçu par le système éducatif de leur pays (pédagogie  basée sur l’apprentissage par cœur et contrôle de l’accès à l’éducation par l’argent)  il leur a paru important de  développer une  institution éducative afin de fournir une éducation de qualité et accessible à tous.  Le système d’éducation  actuel ne prend pas en considération les valeurs importantes de la société, à savoir, les valeurs humaines, le partage, la solidarité, la préservation de l’environnement etc. Au moment où le Népal traverse une période de crise grave,  avec le sous-développement, la guerre civile, l’émergence de conflits ethniques et de revendications  identitaires, la corruption, l’effondrement de l’autorité de l’état, l’impunité  face à la violence et une  grande injustice sociale,  il  leur semble capitale qu’une institution éducative  soit fondée  afin de donner aux futures générations d’élites du pays une éducation adaptée au monde globalisé et qui  intègre les grandes valeurs de la société humaine. C’est leur expérience  de  l’occident et de l’Orient qui les a incités à s’investir dans une école afin de trouver un compromis  pouvant fournir le meilleur des deux civilisations, en vue de bâtir un pont entre ces deux mondes.

Le choix du nom

Une fois l’objectif clarifié, – une éducation de qualité accessible à tous,  adaptée à la société globalisée et pouvant faire le pont entre l’Occident et l’Orient-  le choix du nom était plus facile : Victor Hugo,  une figure emblématique dans la littérature mondiale après la révolution française qui ne cesse d’influencer la pensée des générations les plus récentes;  Manjushree  illustre représentant  de la sagesse et du savoir dans la tradition hindoue et bouddhiste du sous-continent indien et Vidyapith : le centre d’éducation de qualité.

Ainsi nous considérons que le  nom de l’école représentera déjà  un lien entre le Népal et l’Occident.

Les élèves de l’école

Les élèves viennent d’un périmètre d’un kilomètre et demi autour de l’école. Ils viennent tous à pied. Contrairement à beaucoup d’écoles qui offrent un service de bus pour attirer des élèves habitants parfois à une demi-journée de marche de leur école, VHMaVi ne souhaite pas aller chercher loin les élèves afin de rester proche des familles.

Près d’un tiers de nos élèves sont issus des familles qui habitent depuis une génération sur place, et les deux tiers restants viennent de familles qui ont migrées de différentes régions du pays. Ces familles sont assez mobiles, beaucoup d’entre elles changent de quartiers ou de région en fonction des opportunités de travail, de la disponibilité des appartements et aussi de l’école de leurs enfants.

A la fin du mois de mai 2012 il y avait 146 élèves dont 81 garçons et 65 filles, soit 55% et 45%.

A l’état actuel, les infrastructures de l’école permettent de recevoir facilement 250 élèves.

L’école

L’école n’est propriétaire ni des murs ni du terrain, ils sont loués à quatre propriétaires différents.

L’établissement comprend plusieurs bâtiments :

– Le bâtiment principal qui abrite les différentes salles de classe, la salle informatique et la salle des profs

– Un petit bâtiment, un peu vieillissant, sert de cuisine. Il y a plusieurs salles et un grand espace récupérable, un projet de rénovation est donc en cour.

– Une grande maison qui héberge actuellement les différents intervenants et volontaires de l’école. Cette maison est en cours d’ameublement pour l’installation d’un internat pour filles

– Une grande cour

– Un jardin potager

Pendant leur temps libre, les élèves peuvent profiter, dans la cour, d’une table de ping-pong et d’un toboggan.

Les toilettes à l’école

Les toilettes à l’école

Tous les volontaires qui passent quelques jours à Chapali font le même constat : « l’urgence c’est les toilettes ». Pour le moment, il y a deux cabinets de toilettes pour les quelques 200 personnes qui vivent, travaillent et étudient à l’école chaque jour (sauf le samedi bien entendu).

L’arrivée d’eau se trouve à l’extérieur des toilettes, les petits ont du mal à porter les sceaux à l’intérieur et à la fin de la journée, les toilettes sont vraiment sales.

La situation est telle qu’un groupe de volontaire et de stagiaire ont pris l’initiative de nettoyer et de carreler les toilettes, peut-être aussi d’amener l’eau à l’intérieur des cabinets. Cela améliorera les conditions d’hygiène.

Pour autant il faut trouver une solution sur le long terme car l’école prévoit d’accueillir jusque 300 personnes dans les années qui viennent. La meilleure solution est donc de construire de nouveaux sanitaires.

Seulement cette construction doit répondre à plusieurs contraintes. Premièrement, il n’y a aucun système d’évacuation d’eau. Les sanitaires ne doivent pas polluer l’environnement de l’école, il y a des champs et la rivière qui coule en contrebas est déjà assez polluée ! Troisièmement, ce sera 300 personnes par jours qui utiliseront ces sanitaires.

Il faut donc installer une cuve assez grande pour ne pas avoir besoin de la vider toutes les semaines et qui soit complétement étanche.

C’est un problème assez compliqué à résoudre. Ce projet, qui parait pourtant simple : installer des toilettes, se révèle être assez couteux et les travaux sont de gros travaux (l’installation de la cuve).

En Inde, le problème des toilettes est assez largement pris en compte. C’est le Docteur Bindeshwar Pathak qui a le premier pris ce problème en considération et son entreprise sociale, Sulabh International, est maintenant mondialement reconnue. Ils ont inventé un principe de toilettes sèches, qui n’a donc pas besoin de système d’évacuation. Peu couteuses, facile à entretenir et simple à construire, leurs toilettes équipent de nombreux villages indiens et s’exportent même en Afghanistan.

Ils ont également développé un système qui permet de produire de l’électricité à partir du compost grâce à la gazéification.

Ils d’accord pour nous travailler avec nous et relever ce défi. Alors restez à l’écoute car nous risquons d’en reparler très prochainement…

De Katmandou à Chapali

De Katmandou à Chapali

Situé à environ 8 kilomètres de Katmandou, Chapali fait partie de l’agglomération népalaise. Parfois rattaché à Katmandou, parfois à Budhanilkantha, les frontières sont floues entre une ville qui ne cesse de s’agrandir et ses proches communes.

Il n’y a d’ailleurs aucune séparation nette ni aucun panneau lorsque que l’on vient du centre de Katmandou. Bien sûr il y a Kantipath avec ses ambassades, son palais royal et ses hôtels de luxe. Puis Lazimpat, une longue route dont les trottoirs, les avancées des boutiques, les murs d’enceinte et même certaines maisons sont en train d’être détruits. Trop de constructions sauvages et surtout le peu de place pour les voitures auront eu raison des pharmacies, terrasses de restaurants et autres devantures d’hôtels.

Vient ensuite le tour de Budhanilkantha Road, ici on commence à comprendre que l’on s’éloigne de la ferveur de Katmandou, le nombre de boutiques commence à diminuer, il y a plus de champs, mais globalement on reste dans la même ambiance. Arrivé à Chapali Chowk, il faut prendre à droite, ne rue qui descend, coincée entre quatre épiceries. Peut-être est-ce dû à l’état de la route mais au bout d’une centaine de mètres à peine nous voilà complétement dépaysés. Bien sûr il y a, un peu comme partout autour de Katmandou, de belles constructions neuves assez modernes, mais il y a aussi des rizières, des animaux et très peu de passage. Même les taxis sont parfois effrayés par la route. Après un kilomètre environ on arrive à un temple surplombé par un arbre et à côté duquel se trouve une fontaine. Les habitants viennent y discuter, se reposer, se laver, faire leur vaisselle…

C’est en ce sens que l’on peut dire que Chapali est un village, certes proche d’une grande route à partir de laquelle un bus nous ramène directement dans l’effervescent Thamel en moins d’une heure, mais Chapali a sa communauté, son identité, son rythme.

Pour les plus curieux, les coordonnées de l’école sont : 27°45’49.26″N  85°21’51.14″E

Vous pouvez nous trouver sur google earth par exemple, si un jour vous passez vers Chapali, n’hésitez pas à vous arrêter. Tout le monde sera content de voir de nouvelles personnes et il y a une belle marche à faire jusque Budhanilkantha.